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Le meilleur casino avec £10 free no deposit mobile casino l�une des plus anciennes activit�s organis�es par les hommes dans le domaine de l�interm�diation, dont l�avatar le plus moderne n�est rien moins qu�Internet. En France, on a coutume de faire remonter la poste � Louis XI, voire seulement � Henri IV, mais la datation est arbitraire (elle se fonde sur l�organisation de la poste et non sur l�activit� postale proprement dite).

La poste, des origines � demain

Un panorama sommaire de l�histoire postale�permet en tout cas de faire appara�tre la quasi-totalit� des �l�ments qui constituent aujourd�hui encore la probl�matique postale, � tous points de vue�: �conomique, social, politique.

Il est tr�s difficile de dater l’origine de la poste, m�me si les historiens d�finissent diff�rentes �poques cruciales � travers l’histoire. On peut cependant avancer qu’elle est apparue avant m�me la naissance de l’�criture. Il a en effet �t� primordiale pour l’homme de correspondre, � travers toutes les �poques et toutes les civilisations.
D�crire l’histoire de la poste c’est essayer de d�crire l’Histoire, mais essayons de voir ensemble les premiers signes de son apparition.

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La M�sopotamie durant la p�riode n�o-sum�rienne

Des tablettes d’argiles n�o-sum�rienne (2150-2000 av. JC.) �crites en pictographique puis en �criture cun�iforme furent d�couvertes en M�sopotamie. La M�sopotamie (litt�ralement��”le pays�entre�les�fleuves”) s’�tendait sur la majeure partie de l’Iran actuel et s’�tendait jusqu’� la Turquie et la Syrie. L’�criture y est apparue il�y�a�5500 ans.
Les tablettes d’argile humides �taient grav�es avec une pointe de roseau puis s�ch�es au soleil.

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La Cappadoce durant les Assyriens et les Hittites

D’autres tablettes furent d�couvertes en Cappadoce, r�gion se situant dans le centre de l’Anatolie (aujourd’hui situ� en Turquie).
Entre 3000 et 1750 av. J.C., des commer�ants Assyriens y v�curent, puis les Hittites s’y install�rent de 1750 � 1200 av. J.C. Ils sont � l’origine de ces ablettes d’argiles �crites en caract�res Cun�iformes. D�couvertes en 1925 par l’arch�ologue Tch�que Bedrich Hrozny sur le site de K�ltepe pr�s de Kaisarie.
Ces tablettes �taient ins�r�es dans des enveloppes d’argile, lesquelles comportaient l’adresse du destinataire et le sceau de l’exp�diteur.

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Les Egyptiens
Les pharaons Egyptiens utilis�rent �galement des tablettes d’argiles, notamment pour correspondre avec les princes de Syrie et les souverains de Babylone. On retrouva des lettres d’argiles dans les ruines d’Tell el-Amarna, lesquelles furent envoy�es en 1400 av. JC. par le roi Kassite de Babylone Kadashman-Enlil 1er au pharaon Amenhotep III. Ces lettres avaient un caract�re diplomatique. Les Egyptiens avaient d�velopp� un r�seau de messagers rapides, appel�s les “symmaci”. Ces messagers circulaient sur les canaux du Nil et disposaient de relais.
Des livres bibliques relatent l’�change de correspondance envoy�es par messagers, on peut ainsi relever quelques passages des livres�de N�h�mie et d’Esther (V�me av. JC.);

Le livre de N�h�mie.
Le livre biblique dit de N�h�mie est un des livres de l’ancien testament, celui-ci relate des �changes de correspondances (Chapitre II,7,8,9)

Le livre d’Esther :
Le livre d’Esther est un livre de la bible h�bra�que, il traite �galement de l’�change de correspondances transmises par messagers (chapitre I, 22), (
chapitre III, 13,14,15), (Chapitre VIII, 10)

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La poste Perse

Cyrus II dit Cyrus le grand (559 � 529 av. JC.), fondateur de l’empire Perse est connu pour �tre � l’origine des relais de Poste appel� angar�ion.

L’historien Grec, X�nophon cite �galement l’existence de ces relais dans sa Cyrop�die livre VIII chapitre VI.

La poste durant la Gr�ce Antique

L’existence de la poste en Gr�ce nous est relat�e par de nombreux auteurs classiques traitant souvent des messagers charg�s de missives. Mais la topographie (montagnes et �les) et les nombreuses r�publiques Hell�nes amena les Grecs � r�fl�chir � d’autres modes de transmission des messages. Le mode t�l�graphiques ou disons plut�t optiques �tait le mieux adapt�, c’est ainsi que plusieurs syst�mes r�volutionnaires furent d�velopp�s tout au long de l’antiquit�.

Eschyle et la prise de Troie par Agamemnon

C’est en effet en 458 avant J.C. que le po�te Eschyle, traitant de la prise de Trois par Agamemnon vers 1250 avant J.C.,�explique dans “Diderot Encyclop�die 1ere �dition tome 15″, le proc�d� utilis� pour annoncer cet �v�nement.

En�e et le vase de bronze

Des syst�mes plus perfectionn�s furent invent�s, tels que celui mis au point par le tacticien En�e.
Le montage �tait compos� d’un vase en bronze rempli d’eau ainsi que d’un flotteur en li�ge gradu�. Une fois le vase rempli, le flotteur d�passait du vase.
Le premier poste levait une torche et en m�me temps commen�ait � vider le vase. Le second poste, qui disposait du m�me syst�me, ouvrait alors simultan�ment le robinet pour vider le vase. Arriv� au rep�re d�sir�, le premier poste levait � nouveau sa torche et fermait le robinet. Le second poste fermait alors le robinet, il n’avait alors plus qu’� lire le message correspondant au rep�re d�sign�.
Le second poste n’avait plus qu� r�p�ter l’op�ration au poste suivant et ainsi de suite.

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[extrait du site histoirepostale.com]
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Messager�: royal, universitaire, municipal

Au Moyen Age, les vestiges de la poste imp�riale romaine centralis�e disparaissent pour laisser place � une multitude de petites liaisons non reli�es entre elles.

Les ordres religieux disposent de leur propre corps de messagers. Les messagers de ville vont � pied tandis que rois et grands seigneurs ont recours � des chevaucheurs. Ces derniers sont porteurs d��p�tres mais aussi ambassadeurs de leur ma�tre, ce qui leur conf�re une dignit� certaine, d�autant qu�ils ��chevauchent��. Saint-Louis dispose ainsi de seize chevaucheurs, le pape Jean XXII en utilise, en 1316, vingt-neuf. Les messagers sont pay�s � la course.

Tandis que des messagers priv�s proposent leurs services � partir du IXe si�cle, ce n�est qu�au XVe si�cle que les chevaucheurs du roi commencent � se charger de lettres provenant d�autres exp�diteurs.

Au milieu du XIIIe si�cle, na�t � Paris la poste universitaire. En 1383, une ordonnance de Charles VI stipule que chaque dioc�se sera desservi par un messager d�universit�. Ces messagers jouissent d�une bonne r�mun�ration, fix�e devant notaire, et sont exempt�s de taille, droits d�octroi et autres taxes. Il existe aussi des messagers municipaux, dont la fonction se confond � l�origine avec celle d�huissier ou de crieur public. A Strasbourg, au d�but du XIVe si�cle, la municipalit� emploie deux ��messagers coureurs�� en uniforme, aux couleurs de la ville. Ils sont ��jur�s�� et pr�tent donc serment de discr�tion. Profession vuln�rable�: ils sont souvent vol�s ou emprisonn�s pour �tre d�partis de leurs messages.

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Gen�se de la poste d��tat

A cent ans d�intervalle, deux postes voient le jour, poste aux chevaux et poste aux lettres. La premi�re est constitu�e de relais de poste. La seconde permet le portage de correspondances. Le ma�tre de poste est un chevaucheur s�dentaris�. La poste aux chevaux provient de la s�paration des chevaucheurs du roi en deux corps distincts�: les ��courriers de cabinet��, courriers royaux, et les ��postes assises��, � l�origine, des relais install�s toutes les sept lieues. Un chevaucheur peut effectuer de trois � quatre relais par jour (80 � 100 km).

Sources de recettes importantes, ces deux ��services publics�� vont cependant �tre g�r�s comme des affaires commerciales et exciter des convoitises.

A la fin du XVe si�cle, apparaissent les premiers bureaux de poste et sans doute les premiers distributeurs. En 1477, Louis XI cr�e les relais de poste tenus par des ��tenants-poste��, anc�tres des ma�tres de poste et nomme, en 1479, le premier ��controlleur des chevaucheurs��. En 1527, Fran�ois Ier octroie le privil�ge exclusif des chevaux aux ma�tres de poste de la route de Paris � Lyon. Sous Charles IX, l�institution se d�grade du fait des troubles de l��poque. En 1584, Henri III en r�forme l�organisation. Des offices de messagers royaux sont cr��s en 1576 pour le transport des sacs de proc�s, mais ils sont autoris�s � prendre les lettres des particuliers et concurrencent ainsi les messagers universitaires.

En 1602, Henri IV confie le louage des chevaux de relais aux ma�tres de poste. En 1636, le nombre de routes postales est de vingt-sept�: onze desservent la capitale, les autres sont des routes transversales. Certains palefreniers se sp�cialisent, ils guident les chevaux d�un relais � l�autre et les ram�nent � leur point de d�part�: le postillon est n�. Peu � peu, les chevaucheurs du roi acceptent de ��faire courre les lettres et les paquets du public��, en toute ill�galit�. Henri IV, conscient que ce service clandestin correspond � une n�cessit�, charge Fouquet de la Varane de mettre au point une organisation officielle. Ainsi, en 1603, les ��courriers�� remplacent les ��chevaucheurs��. En 1608, le ��contr�leur g�n�ral�� devient ��g�n�ral des postes�� (d�o� l�attribution courante et un peu abusive de ��la cr�ation de la poste�� � Henri IV).

Le premier ��tarif postal�� date de 1627, mais jusqu�en 1849, o� appara�t le ��timbre-poste��, c�est le destinataire qui paie le port de la lettre. En 1629, la charge de ��g�n�ral des postes�� est remplac�e par celle de ��surintendant g�n�ral des postes et relais��. La premi�re carte des routes de poste est �dit�e en 1632 (623 relais).

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Vers le monopole

Louis XIV s�int�resse au pactole qu�engendre la poste. En 1668, Louvois rach�te la charge de l�intendant g�n�ral des postes et relais et r�organise le service. En 1675, existent 754 ma�tres de poste qui ne peuvent affermer les relais. En 1672, Louvois cr�e et attribue la ��Ferme g�n�rale des postes�� mais demeure surintendant g�n�ral des postes. Il aide les fermiers � se d�barrasser de leurs concurrents.

En 1675, Louis XIV lui accorde les revenus de la poste internationale. Louvois traite directement avec les Tour et Taxis, fermiers des postes internationales du Saint Empire.

La premi�re �dition du livre de poste date de 1708. C�est une liste des routes et des relais o� sont indiqu�s les distances entre les relais et le prix � payer au ma�tre de poste. On compte � cette �poque 800 relais de poste. L��dition est annuelle, voire bi-annuelle, jusqu�en 1859.

Les messageries universitaires sont agr�g�es � la Ferme des postes en 1719.

En 1759, neuf cents bureaux de poste sont en service. Ils sont dirig�s par un directeur r�mun�r� par la Ferme, �ventuellement aid� par des commis et surveill� par un contr�leur, agent direct de la Ferme, install� dans son bureau. Le trafic reste modeste�: 12 000 lettres par jour trait�es � Paris dont 10% destin�es � des particuliers. Pas de distribution � domicile�: il faut aller retirer son courrier au bureau de poste. Cependant, des postiers, premiers facteurs de ville, rel�vent environ cinq cents bo�tes aux lettres dans Paris et sa banlieue et annoncent

leur arriv�e en utilisant une claquette. Ils font trois tourn�es de relevage et de distribution par jour. En 1780, l�ensemble de ces ��petites postes�� � Paris et en province est rachet� par la Ferme (la Grande Poste)�: la v�ritable distribution urbaine est sur le point de voir le jour.

En 1783, la poste organise un service maritime entre la France et les Etats-Unis, mais il sera supprim� d�s 1788 parce que trop co�teux.

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L��mergence du service public

Pendant la R�volution, les postes vont devenir un service public exploit� par l�Etat. En 1789, les cahiers de dol�ances demandent la disparition du ��Cabinet noir��. La R�volution supprime les privil�ges des ma�tres de poste. L�inviolabilit� de la correspondance est d�cr�t�e le 10 juillet 1791, mais ce ne sera longtemps qu�un v�u pieux. En septembre 1792, la Convention d�cide que les directeurs et contr�leurs des 1 300 bureaux de poste seront �lus. Sur dix-sept emplois parisiens, deux vont � des postiers, les autres � un perruquier, un coiffeur, un tailleur pour dame, un musicien, etc.�! Dans les campagnes, les trois quarts des cantons sont d�pourvus de bureaux de poste.

En mai 1793, la Convention substitue au bail de la Ferme des postes la gestion directe par une Agence g�n�rale des postes. Cette agence d�cide d�admettre des voyageurs dans les malles-poste. Le 17 mai 1796, celle qui relie Paris � Lyon est d�lest�e de 7 millions d�assignats, le postillon et le courrier sont assassin�s. Du coup, sous le Consulat, les malles-poste seront escort�es par un d�tachement de troupe.

En 1792 est cr�� un service postal aux arm�es qui sera r�organis� en 1809 par Napol�on. En 1794 est cr��e la ��reconnaissance��, premi�re forme du mandat-poste, � l�intention, notamment, des soldats en campagne. Le monopole est confirm� en 1801. En 1804, le Premier Consul nomme le premier directeur g�n�ral d�une poste d��tat. Il est plac� sous la tutelle du ministre des Finances. Un syst�me de transmission rapide pour l�Empereur est fond� en 1805 (les ��Estafettes��). Il sera mis � la disposition des particuliers moyennant le paiement d�une taxe triple.

Napol�on confirme le monopole en 1806.

En 1818, Louis XVIII cr�e une nouvelle malle-poste qui peut transporter quatre passagers en plus du courrier et du postillon � une vitesse de 11 kilom�tres � l�heure. Le 1er janvier 1828, tous les bureaux de poste du territoire seront mis en correspondance. Des timbres � date sont mis en service pour pouvoir contr�ler les dates de d�part et d�arriv�e. En 1829, la lettre recommand�e est cr��e.

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Vers la poste moderne

Une circulaire de 1808 obligeait les destinataires du courrier, pr�venus ��par toutes les occasions qui pouvaient s�offrir��, � retirer eux-m�mes ou faire retirer par leurs mandataires, leur courrier au bureau de poste. En 1830, la distribution, un jour sur deux, est g�n�ralis�e sur l�ensemble du territoire. Cinq mille facteurs couvrent 220 000 kilom�tres de tourn�es (quarante-cinq kilom�tres, en deux jours, par facteur). Le ��droit fixe rural�� s��l�ve � dix centimes. En 1832, la tourn�e devient quotidienne. En 1835, un ��Dictionnaire des Postes�� comprenant la liste des communes, �carts et lieux-dits est �tabli afin de faciliter l�organisation de la distribution, rurale notamment. Cependant, ce dictionnaire vieillit vite montrant que le territoire national �volue rapidement. En 1848, un service de ��facteurs-bo�tier�� est cr��: ce sont autant de services mobiles de guichets et, donc, autant de petits �tablissements postaux – un avant-projet de cyberfacteur�?

Le premier timbre-poste est lanc� en 1839 en Angleterre�: taxe postale ou r�mun�ration d�un service rendu�? En France, la taxe unique est institu�e neuf ans plus tard�:

��Le public est pr�venu qu�� partir du 1er janvier 1849 la taxe des lettres �tablie d�apr�s la distance parcourue est supprim�e et remplac�e par une taxe fixe uniforme de 20 centimes pour toute lettre circulant � l�int�rieur dont le poids n�exc�dera pas 7 grammes et demi et quelle que soit la distance � parcourir dans toute l��tendue de la France, de la Corse et de l�Alg�rie.��

150 ans avant l�Internet, 150 ans avant leurs coll�gues des t�l�coms, les postiers ont compris que la distance ne doit plus �tre un crit�re de tarification�!

Le premier timbre-poste fran�ais appara�t donc le 1er janvier 1849, � l�effigie de C�r�s�: d�sormais, c�est l�exp�diteur qui paie. Cette ann�e-l�, la poste achemine 158 millions de lettres. Entre 1849 et 1914 le trafic postal est multipli� par huit.

En 1847, une enqu�te g�n�rale de l�Administration des Postes est lanc�e avec pour objet d�actualiser le Dictionnaire des Postes. A cette �poque, dans une

France aux trois quarts rurale, plus des deux tiers du trafic lettres sont d�origine et de destination urbaines. Les lettres ne repr�sentent que 50% du trafic, les journaux 26% et les ��imprim�s�� 16%. Une structure de trafic d�j� passablement moderne o� les �changes entre particuliers n�atteignent pas 20% du trafic total.

��En 1750, d�j�, un directeur des postes estimait � un dixi�me du courrier les lettres inspir�es essentiellement par l�affection.��.

Le niveau d�activit� postale traduit fid�lement le d�veloppement industriel et commercial�: les corr�lations des recettes postales de 1842 avec les indicateurs industriels et financiers de 1847 sont tr�s �lev�es�: 0,95 et 0,84 (source, La Correspondance, ouv. cit�).

��On est frapp� par la raret� du courrier local. La r�gle est g�n�rale et ne souffre pas d�exception. En 1847, pour les lettres simples (pesant moins de 7,5 grammes), la taxe est de 20 centimes au-dessous de 20 kilom�tres, 30 centimes de 40 � 80, 40 centimes de 80 � 150, 50 centimes de 150 � 200, etc. Une taxe moyenne de 32 centimes, qui est celle que l�on peut calculer d�apr�s l�enqu�te postale, correspond � une distance d�un peu moins d�une centaine de kilom�tres. Le passage � l��crit ne s�impose que pour communiquer sur une distance de 20 � 100 kilom�tres environ. Au-del�, les lettres se rar�fient. Le co�t de la taxe appara�t alors prohibitif. Par exemple, le port d�une lettre de 15 grammes de Paris � Marseille vaut 2,20 francs�; c�est beaucoup � une �poque o� le prix de la journ�e de travail d�un simple manouvrier est de 1,25 � 1,50 franc et descend dans les campagnes, pendant la morte saison, jusqu�� 75 c.��.

Ce n�est pas la densit� du r�seau postal, mais les besoins de l��conomie qui engendrent le trafic courrier – � l�inverse des services financiers o� le chiffre d�affaires r�alis� par la poste est corr�l� � l�implantation des bureaux de poste.

Le secr�tariat d�Etat � la Poste et au T�l�graphe est cr�� en 1879. Adolphe Cochery est le premier titulaire de la fonction qu�il assumera pendant treize ans. La poste perd son caract�re d�Administration fiscale.
En 1874 est cr��e l�Union g�n�rale des postes, formant un seul territoire postal pour l��change des correspondances entre les pays qui y adh�rent. Cette institution deviendra l�Union postale universelle en 1878.

Nouvelles technologies�!

Le premier assaut des ��t�l�coms�� date de 1794 avec la transmission de la premi�re d�p�che t�l�graphique sur la ligne Paris-Lille par le t�l�graphe optique des fr�res Chappe.

Le chemin de fer �: le 9 mai 1843, est inaugur� le premier tron�on de la ligne Paris-Rouen. La poste lui confie des sacs l�ann�e suivante et organise presque aussit�t les premiers ambulants�: des wagons sp�ciaux sont am�nag�s pour permettre le tri des correspondances pendant le transport. En 1855, � l�instar des facteurs-bo�tiers, est cr�� le service des courriers-convoyeurs. Le service des malles-poste dispara�t en 1873, apr�s quatre cents ans d�existence. A la m�me �poque, la poste exploite d�j� 54 lignes d�ambulants dont le nombre atteindra 175 en 1914.

Automobile �: c�est en 1927 qu�on lance un service automobile rural pour lutter – d�j�! – contre l�isolement des campagnes, en offrant des fonctions de guichet, distribution et m�me de transport des voyageurs. Au d�but des ann�es 50, la poste se dote de camionnettes, des 2CV Citro�n, et la bicyclette tend � dispara�tre en zone rurale, n�en d�plaise � Jacques Tati et Yves Montand…

La premi�re poste a�rienne appara�t en… 1870 pendant le si�ge de Paris, par voie de ballon non dirigeable. Les pigeons-voyageurs transportent les premiers microfilms portant chacun 2 500 messages. Un seul pigeon rapporte, en un voyage, le 21 janvier 1871, 38 700 messages. 1870 voit aussi appara�tre la premi�re carte postale.

La premi�re exp�rience de transport de courrier par avion a lieu en 1911 (Henri P�quet, aviateur fran�ais, franchit le Gange sur une distance de 10 km avec 15 kg de courrier). L�ann�e suivante, le premier vol postal officiel est effectu� entre Nancy et Lun�ville (27 km). D�s 1921, trois lignes a�riennes acheminent le courrier vers l�Angleterre, la Belgique et l�Europe centrale au d�part de Paris. L�A�ropostale est fond�e en 1927, on ouvre une ligne sud-am�ricaine puis (en 1934) les r�seaux am�ricains et africains sont reli�s. En 1930, Mermoz franchit l�Atlantique Sud.

Mais d�s 1931, l�A�ropostale cesse ses activit�s et les lignes p�riclitent. Air-Bleu, compagnie d�aviation postale int�rieure, est cr�� en 1935 mais rapidement arr�t�e pour cause de non rentabilit�. En 1937, un service a�rien de jour (de nuit en 1939) est mis en service sur les lignes Paris-Bordeaux et Paris-Lyon-Marseille. Cette ��postale de nuit�� reprend ses activit�s en 1945. En 1969, huit lignes relient Paris aux principales villes de France. Mais en 1983, le TGV postal Paris-Lyon est mis en service en remplacement de la ligne a�rienne.

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Premiers services financiers postaux

Apr�s la ��reconnaissance�� de 1794 et la cr�ation du mandat en 1817, le service des mandats payables � domicile est fond� en 1878 et celui de la distribution contre remboursement l�ann�e suivante. En 1881, est ouverte la ��

Caisse d�Epargne publique sous la garantie de l�Etat��, plac�e sous l�autorit� du ministre des Postes et T�l�graphes.

Les bureaux de poste l�ont emport� sur les perceptions parce que le r�seau postal est plus dense que celui des percepteurs.

En 1882, deux cents mille livrets sont ouverts, six millions en 1909. La Poste devient une banque populaire�: le versement moyen est de 24 francs, soit cinq fois moins que sur les livrets des caisses priv�es. Les ch�ques postaux apparaissent en 1918.

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Mouvements sociaux

De tous les agents publics, les postiers ont longtemps �t� les moins r�mun�r�s. La premi�re gr�ve postale se d�clenche en 1899, � Paris. Elle choque l�opinion publique. En 1906, 1 200 facteurs font gr�ve durant neuf jours. 380 r�vocations sont prononc�es. En 1909, la gr�ve g�n�rale des PTT est durement r�prim�e. Les postiers ne peuvent cr�er un syndicat�: ce ne sont pas des ouvriers.

La forte croissance du trafic entre 1849 et 1914 conduit la poste � recruter massivement, mais les agents, mal pay�s, tendent � se prol�tariser. Du coup, quand il est question que la poste absorbe le t�l�graphe, les t�l�graphistes, mieux r�mun�r�s et mieux consid�r�s, vivent ce rattachement comme une atteinte � leur dignit�.

La guerre de 1914 envoie une grande partie des postiers au front, ce qui conduit � la f�minisation de la profession (en 1917, cent vingt factrices accomplissent leur service � Paris).

Pendant les ann�es 30, la poste conna�t une nouvelle p�riode difficile�: le trafic cro�t plus vite que les effectifs, les postiers, toujours mal pay�s (notamment le personnel f�minin), voient m�me leur salaire diminuer � plusieurs reprises. Avec l�arriv�e du Front populaire, la tendance s�inverse mais, en 1939, la guerre remet tout en question… Apr�s la guerre, les postiers vont b�n�ficier d�un statut leur permettant, entre autres, d�adh�rer librement � un syndicat.

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M�canisation, lib�ralisation…

Des vell�it�s de lib�ralisation apparaissent d�s la fin de la Premi�re Guerre mondiale, ��au chant des sir�nes lib�rales d�outre-Atlantique�� – mais le minist�re des Finances fait bonne garde. En 1923, le budget des PTT est n�anmoins s�par� de celui de l�Etat�: l�autonomie financi�re doit permettre une meilleure adaptation aux r�alit�s �conomiques.

Les Trente Glorieuses sont marqu�es par la croissance du trafic et l�automatisation, avec l�apparition d�une nouvelle client�le de masse�: vente par correspondance, grands d�posants, etc. Cinquante grands clients d�posent � eux seuls 25% du trafic.

1964 voit le d�but de la codification des adresses postales, le code postal � cinq chiffres est lanc� en 1972. En 1984, on supprime le service pneumatique.
C�est en 1991 (loi du 2 juillet 1990) que la poste change de statut pour devenir un exploitant autonome de droit public�: La Poste. La plus grande partie de l�histoire postale contemporaine rel�ve d�sormais d�un nouveau chapitre, celui de l�Europe postale.

Retenons que sur une p�riode d�un si�cle, malgr� deux guerres mondiales, des crises �conomiques, des �volutions techniques et scientifiques bouleversantes, sans oublier les grandes gr�ves (1906, 1974 et 1983, entre autres), le trafic postal n�a cess� de cro�tre.

De 1,5 milliard d�objets (dont 800 millions de lettres) en 1897 � pr�s de 25 milliards d�objets (dont 11 milliards de lettres) en 1996, la croissance du trafic est proche de 3% par an en moyenne, c�est-�-dire au moins aussi forte que celle du produit int�rieur brut.

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